mardi 30 octobre 2018

NANO fictions - Patrick Baud

De toutes petites histoires

Nanofictions par [Baud, Patrick]

Résumé et impressions :

Il est impossible de résumer ce livre puisqu'il est composé de petits récits de quelques lignes. Des minis nouvelles, si vous voulez.
Le genre relève un peu de la science-fiction, du fantastique aussi, mais surtout de l'humour.
C'est un tout petit recueil d'une centaines de pages qui se dévore en très peu de temps si vous êtes pressé ou qui se déguste histoire après histoire si vous désirez vous imprégner de ces petits univers. 
Ces récits m'ont fait penser aux petits contes de Jacques Sternberg, notamment aux 188 contes à régler, et d'aucuns diraient que ces récits n'ont "rien d'inédit", mais j'ai beaucoup aimé et j'ai passé un bon moment.

Parfois ces récits vous font sourire ou rire: 
Les paresseux élaboraient leur plan de domination depuis des siècles, lentement, au nez et à la barbe des humains qui ne voyaient en eux que des animaux paisibles. Le jour du grand renversement était fixé, mais au dernier moment, ils se firent devancer par les tortues.
Parfois ils sont caustiques et vous donnent matière à réflexion :
Quand les humains arrivèrent sur l’île, les oiseaux tinrent un conseil de crise :
— Nos frères et sœurs du continent nous ont mis en garde contre ces bipèdes. Il faut s’en méfier.
— Nous avons déjà connu pire menace, répondit le plus gros. Il ne nous arrivera rien, foi de dodo.
Parfois ils sont attendrissants :
La plupart du temps, quand les gens lui parlaient, elle entendait des sons étranges. Et régulièrement, elle se réveillait dans un endroit différent de celui où elle s’était endormie, comme par magie. Mais cette situation ne l’inquiétait pas outre mesure : elle avait deux ans.
Parfois ils sont obscurs et vous obligent à vous torturer l'esprit : (En fait, je ne suis pas sûre de l'avoir bien compris)
Ce juge blond était en train de fumer, quand un serveur lui apporta un vieux whisky.
— De la part du monsieur au fond du bar.
— Qui est-ce ?
— Un typographe.
Parfois, ils vous disent quelque chose ...
 Elle l’avait prévenu : caché à l’arrière de sa tête, elle avait un second visage. Et s’il essayait de le voir, tout serait fini. Une nuit, pendant qu’elle dormait, il écarta doucement ses cheveux. Il vit deux yeux mi-clos, et une bouche qui chuchota : « Ça restera entre nous. »
Parfois ils sont poétiques :
Un jour, il remarqua qu’une nouvelle porte était apparue dans son petit appartement. Il l’ouvrit et se retrouva au beau milieu d’un champ. Il n’en parla à personne, et à partir de ce moment-là, il passa tous ses week-ends à la campagne.
Parfois....

Oh ! Et puis, lisez-les ! Vous ne serez pas déçu et trouverez toujours de quoi vous amuser, réfléchir, sourire, grincer des dents, rêver....




samedi 15 septembre 2018

Gwendy et la boîte à boutons - Stephen King et Richard Chizmar

Une "grande" nouvelle ou un petit roman


Le résumé :

Gwendy, que sa mère voulait appeler Wendy et son père Gwendoline, ou l'inverse, est une très jeune ado de douze ans un peu ronde et qui souffre d'être tournée en ridicule par quelques garçons de son école. Courageuse, elle prend son destin en main et se met à faire du sport : courir, grimper à toute vitesse l'escalier qui conduit aux marches des suicidés sont sa méthode pour perdre du poids. Méthode efficace. C'est ainsi qu'elle fait un jour la connaissance de Monsieur Farris, un homme mystérieux, coiffé d'un chapeau noir, et qui semble tout savoir d'elle. Il lui confie une boîte ornée de différents boutons de toutes les couleurs. Cette boîte mystérieuse lui délivre, quand elle le souhaite, de petits chocolats en forme d'animaux qui lui permettent de gérer son appétit et des pièces d'agent pur qui ont une grande valeur. Deux autres boutons, un rouge et un noir ont aussi des fonctions plus obscures que Gwendy est chargée de découvrir; quant aux autres boutons multicolores, ils sont censés représenter chacun un continent. Et Monsieur Farris, après lui avoir confié cet encombrant présent, disparaît.
Comment Gwendy va-t-elle utiliser ce cadeau magique? C'est ce que Stephen King et Richard Chizmar se proposent de nous faire découvrir. 


Mon opinion :

J'ai été pendant toute mon adolescence une inconditionnelle de Stephen King. Je ne peux pas dire que c'est lui qui m'a donné le goût du fantastique car cette addiction m'a été inoculée par des auteurs comme Lovecraft, Jean Ray, Thomas Owen, Henry James, Jacques Cazotte etc. pour n'en citer que quelques uns. Il n'en demeure pas moins que Stephen King occupe une place particulière dans mes lectures. 
Mais je crois que je vais lui être infidèle et renoncer à le lire.
Cette longue nouvelle ou plutôt ce petit roman m'a vraiment ennuyée.
Si le King voulait écrire un conte pour enfant, d'accord, il a en partie atteint son but, mais c'est quand même un peu trop gentillet et dans ce genre, il a bien mieux réussi dans Le Talisman et sa suite, tous deux écrits en collaboration avec Peter Straub, ou encore dans le recueil Cœur perdu en Atlantide. Ces œuvres dont les héros étaient de très jeunes adolescents étaient vraiment captivantes et fantastiques et on ne pensait pas une seconde à les refermer si on était un amateur du genre. 
Gwendy et la boîte à boutons est une petite histoire qui aurait pu être écrite par une comtesse de Ségur du 21ème siècle. Jamais vous ne tremblerez, jamais vous ne frissonnerez comme dans Ça, et la seule créature fantastique de cette histoire, Monsieur Farris, n'atteint pas le petit orteil du maléfique clown qui a horrifié toute une génération d'ados ou même des différentes abominations rencontrées dans les autres romans ou recueils de l'auteur. 
C'est un fait, on ne tremble pas dans Gwendy et la boîte à boutons.
Et puis, on s'y ennuie copieusement aussi. Il n'arrive presque rien à cette jeune adolescente qu'on accompagne jusqu'à ses 22 ans. On suit avec résignation ses années d'école, ses petites avanies et déceptions et on regrette même que tout se passe si bien pour elle, qu'elle soit si raisonnable avec cette boîte, qu'elle n'ait pratiquement aucune curiosité, ni véritable envie d'exploiter le potentiel maléfique de cet objet. 
On se dit alors "Mais où était Stephen King lors de l'écriture de cette histoire ? Son but était-il  d'attirer Richard Chizmar sur le devant de la scène" ? L'éditeur du King a-t-il voulu lancer un nouvel écrivain de l'horreur et a-t-il obligé Stephen King à le parrainer?" Un but noble sans doute mais qui, à mon humble avis, a desservi le Maître du fantastique et de l'horreur.
D'autre part, en lisant la biographie de Richard Chizmar, j'ai découvert qu'il avait enseigné l'écriture puisqu'il a été professeur d'écriture. Alors, j'ai bien envie de lui dire, à lui qui ne lira jamais ces lignes, que son choix de narration qui consiste en un résumé des péripéties qui surviennent dans la vie de Gwendy, faisant ainsi l'impasse sur le suspense, adoptant ainsi un ton monotone et ennuyeux, n'a jamais été le mode d'écriture de King et pour cause ! On s'ennuie copieusement et le fantastique ne fait pas mouche ! 


Petit morceau choisi :

Gwendy craint sans cesse que la boîte à boutons ne soit découverte ou volée. Cette peur, comme un bruit de fond dans sa tête, ne régit cependant pas sa vie, loin de là. Peut-être est-ce d’ailleurs une des raisons pour lesquelles Mr. Farris la lui a donnée. Il a bien dit : Tu es l’élue.
Elle travaille bien à l’école, décroche un rôle important dans la pièce de fin d’année en quatrième (rôle dont elle n’oublie pas une seule réplique), et continue à courir. Rien ne vaut la course à pied ; quand l’ivresse du coureur la saisit, même le bruit de fond disparaît. Parfois elle en veut à Mr. Farris de lui avoir imposé cette responsabilité, mais la plupart du temps ce n’est pas le cas. Comme il l’a affirmé, le coffret accorde des dons. Une faible récompense, disait-il, mais qui ne paraît pas si insignifiante à Gwendy : sa mémoire s’est améliorée, elle n’a plus envie de dévorer tout le contenu du frigo, elle a 10 sur 10 aux deux yeux, et il y a encore autre chose. Sa mère la dit très jolie, mais sa copine Olive va plus loin.

etc.
J'ai envie de dire "Mais montrez-nous sa peur ! Montrez-nous comment elle découvre les mutations qui s'opèrent en elle ! Faites-nous vivre à travers Gwendy !"
Et j'aurais ajouté "Et les boutons? Pourquoi sont-ils si peu exploités?" et "Voulez-vous vraiment nous faire croire qu'une adolescente est aussi raisonnable que Mère Thérésa? "

Et je ne parle pas de la fin en queue de poisson que Stephen King n'a pas dû lire.....



jeudi 13 septembre 2018

Snowblind - Christopher Golden

Un bon roman fantastique



Le résumé : 

Vous êtes à Coventry, petite ville américaine et il neige. Beaucoup. Énormément même et la météo annonce que les chutes de neige vont s'intensifier. C'est un blizzard et les habitants sont inquiets sans véritablement pouvoir expliquer leur inquiétude.
Dans son restaurant, Ella Santos regarde la neige s'accumuler et déplore le peu de clients qui ont pris le risque de sortir de chez eux. TJ qui joue de la guitare pour les clients du restaurant observe sa patronne et se prépare à sortir rejoindre sa vieille mère chez qui il doit passer la nuit.
Ailleurs dans la ville, Allie Schapiro a organisé un repas familial qui réunit ses deux fils, Jake et Isaac,  et Miri la fille de son compagnon, Niro. Elle est anxieuse, à la fois à cause de la neige, mais aussi parce qu'elle craint que ses enfants n'adoptent pas Niro et Miri.
Plus loin encore, dans les rues de la ville, Joe Keenan, un bleu de la police de Coventry, fait sa ronde, anxieux lui aussi.
Ailleurs encore, Doug Manning, jeune mécanicien, est de corvée et obligé d'aller chercher le repas de ses camarades du garage alors qu'il aurait préféré rester avec sa jeune épouse Cherri.
Une petite ville et un blizzard particulièrement fort.
Des habitants qui se calfeutrent chez eux angoissés.
Pourtant, malgré les précautions prises par tous les habitants, des gens, des proches qu'ils chérissent, vont disparaître et mourir : la mère de TJ, le fils d'Allie, Isaac, le compagnon d'Allie, Néro, l'épouse de Doug, Cherri. Et bien d'autres.
Douze ans plus tard, la ville a survécu et les habitants ont essayé tant bien que mal de continuer à vivre sans pour autant oublier leurs chers disparus.
Et on annonce un terrible blizzard, bien plus puissant que celui subi il y a douze ans.
Et certains savent que la neige n'est pas la seule responsable de la mort ou de la disparition d'une partie de la population.
Il y a quelque chose qui attend dans le blizzard......


Mon opinion :

Stephen King a dit de ce roman "Ce livre vous glacera les os et le cœur."
Evidemment, j'adore Stephen King mais je suis néanmoins méfiante : il a parfois porté aux nues des œuvres franchement ennuyeuses du point de vue du fantastique et je ne suis plus ses recommandations. Sauf cette fois, et j'ai eu raison !
Snowblind aurait pu être écrit par le Maître King en personne. C'est un excellent roman fantastique qui installe une atmosphère angoissante induite par la tempête de neige et qui ne laisse aucun répit au lecteur.
Comme Stephen King, Christopher Golden peint des personnages attachants et il procède par petites touches, ne révélant que ce qu'il faut pour retenir l'attention du lecteur, pour qu'il s'attache aux personnages et ait envie de connaître leur destin.
Pour l'atmosphère fantastique, il procède de même: on ne découvre que très progressivement ce qui habite ce blizzard. Et on n'est pas déçu ! D'ailleurs, l'idée est originale et Christopher Golden ne tombe pas dans le déjà-vu. Il dévoile très progressivement la nature de ce qui va prendre possession de la petite ville sans tomber dans le spectaculairement gore ou dans la facilité.
Vraiment j'ai beaucoup aimé ce roman et, comme un lecteur du site de la Dame à cheval, je dirai que si vous aimez Stephen King, vous allez adorer Snowblind de Christopher Golden.
Enjoy !



Le mystérieux Mr Kidder - Joyce Carol Oates

Un roman assez troublant


Le résumé :

Katya est une jeune fille de seize ans originaire d'une petite ville défavorisée du Comté de Cumberland dans le New Jersey. Sa famille est pauvre, son père est un joueur qui les a abandonnées et sa mère est une dame assez légère et peu affectueuse avec ses trois filles. Depuis l'âge de treize ans, Katya travaille après les cours et lors des vacances d'été, et c'est ainsi qu'elle a trouvé une place de nounou auprès d'une famille bourgeoise de Bayhead Harbor, une ville balnéaire qui abrite de riches vacanciers. 
Katya s'occupe, très bien d'ailleurs, de deux enfants, Tricia, une petite fille de trois ans et Jerémy, son frère, un adorable poupon. 
Un jour, alors que le trio se promenait le long des vitrines des magasins de luxe, un vieux monsieur  très distingué murmure  à l'oreille de Katya cette phrase magique « Et que choisiriez-vous, s’il vous était accordé un souhait ? ».
Commence alors une relation des plus étranges entre la jeune fille et le vieillard. 

Mon opinion :

Oates est un écrivain très prolifique et généralement encensée par le public et qui a les faveurs de la critique. Je la connaissais à travers certaines de ses œuvres, en particulier ses romans gothiques Bellefleur, Les mystères de Winterthurn etc. que j'avais beaucoup appréciés. Cette dame écrit bien, installe ses personnages de manière efficace et c'est un plaisir de suivre l'histoire d'une famille ou les vicissitudes d'un héros. 
C'est ainsi qu'alléchée par le titre, je me suis lancée dans la lecture des tribulations de Katya et de Marcus Kidder. La première partie de ce roman qui en compte deux est assez agréable et l'on suit avec amusement la progression de l'amitié amoureuse de cette adolescente à la fois très dégourdie et un peu fleur bleue et de ce vieux gentleman amoureux de l'Art et de la Beauté. 
L'écriture très délicate et un peu précieuse d'Oates invite le lecteur à une longue flânerie dans la vie de ce couple atypique. 
On se doute un peu que ce Marcus Kidder est épris de la belle Katya et que cette dernière est flattée de l'attention qu'il lui accorde et cette première partie ressemble un peu à un conte de fées : la jeune fille pauvre et le vieux roi excentrique qui s'accordera peut-être une dernière amourette.
Mais la seconde partie du roman nous entraîne plutôt dans un fait divers sordide. Et ça, j'ai détesté.
Bien sûr, une fois qu'on a goûté à l'écriture délicate de l'auteur, une fois qu'on a fait connaissance avec les personnages très finement décrits, analysés, on veut connaître la fin de l'histoire et on se doute bien que ce dénouement sera à la fois audacieux et étonnant. C'est le cas. 
Mais on n'est pas forcément obligé d'aimer cette galerie de monstres ! 
Tous les personnages de ce roman m'ont semblé monstrueux, détestables. Je n'ai pas réussi à éprouver de la pitié pour la fragilité de Katya, cette adolescente rejetée de tous, ni pour cet adorable vieillard que j'ai trouvé diabolique et dont les véritables intentions, que l'on ne découvre que dans les dernières pages, sont révoltantes et égoïstes. 

Ceci dit, l'écriture ciselée de l'auteur, le décor, les objets qui constituent le quotidien de Marcus Kidder, Katya elle-même, sont de véritables hymnes à la Beauté, à l'Art. Le lecteur baigne dans cette délicieuse beauté des lieux, des mots, dans ce parti pris du luxe, de l'Art et c'est alors qu'il se prend à les haïr ! 
On finit par se dire que si la quête du Beau mène à ce dénouement, on s'en passerait volontiers. 


mercredi 15 août 2018

Jour de fureur - Richard Matheson

Par l'auteur de Les Seins de glace ou de Je suis une légende




Le résumé :

Vince est un jeune homme très beau, un pianiste talentueux, mais c'est aussi un déséquilibré interné dans un hôpital psychiatrique. Il décide de s'échapper et n'hésite pas à tuer le gardien pour parvenir à ses fins.
Bob et Ruth sont mariés, bientôt parents et s'aiment. Leur vie est paisible.
Stan et Jane sont également mariés mais seul Stan est encore amoureux. Jane méprise son époux, le trompe et ne perd jamais une occasion de l'insulter, de l'humilier en s'exhibant devant lui avec ses nombreux amants.
Le point commun entre ces cinq personnages c'est qu'ils se sont connus quand Vince était encore en liberté.
Mais Vince s'est évadé et son esprit délirant a décidé de régler ses comptes....

Mon opinion :

Richard Matheson, pour moi, c'est l'auteur de nouvelles fantastiques, c'est une promesse de récits envoûtants, délicieusement effrayants et qui font mouche à chaque fois. 
J'avais oublié qu'il était aussi l'auteur des Seins de glace, ce roman qui a donné ce film inoubliable avec Alain Delon, Mireille Darc et Claude Brasseur. Pour la petite histoire, Mireille Darc jouait le rôle d'une psychopathe qui avait tué son mari avec un pic à glace; une femme avec un vrai problème psy. Mais rien de fantastique, dans les Seins de glace, juste un thriller. 
Alors quand j'ai lu le nom de l'auteur, Richard Matheson, j'ai bondi sur le livre et me suis installée confortablement, certaine d'embarquer pour la planète Fantastique.
J'ai été déçue. J'ai attendu les premiers indices du fantastique, imaginant par exemple que cet hôpital psychiatrique était hanté ou que le dément Vince était doté de pouvoirs extraordinaires...C'est ce qui m'a empêchée de laisser le roman de côté. J'ai attendu. Il faut dire que je n'avais pas lu la quatrième de couverture et que je n'avais consulté aucun résumé. J'aurais dû.
Alors je ne dis pas que ce roman est mauvais, loin de là, juste que ce n'est pas ma came. 
Je me suis ennuyée avec Vince, ce personnage que je ne suis pas parvenue à haïr ou à prendre en pitié. Je n'ai pas tremblé pour les deux couples de victimes qui ne m'ont jamais été sympathiques. Impossible pour moi de m'attacher aux personnages. Et puis, surtout, j'ai étouffé dans ce huis clos désolant, dans cet univers de 1953. 
Pourtant c'est un roman qui réjouira sûrement les amateurs du genre thriller parce que l'auteur a beaucoup de talent. Il sait faire vivre ses personnages, leur donner de l'épaisseur, les rendre pitoyables ou monstrueux. Il est passé maître dans l'art de ciseler une atmosphère angoissante faite d'infimes détails qui nous tiennent en haleine et, évidemment, il sait écrire. 
Mais ce roman n'était pas pour moi. 

mercredi 8 août 2018

Schtroumpf les Bains - Peyo (Culliford Thierry , JOST Alain , Garray )

Une schtroumpferie



Allez une petite BD de ces adorables lutins crées par le regretté Peyo.

Le résumé :

Le schtroumpf bricoleur a décidément trop de travail : tous les petits schtroumpfs le harcèlent pour qu'il répare leurs ustensiles de cuisine, de jardinage, de travail  etc. Il a bon cœur mais il est justement occupé à inventer une machine à dénoyauter les cerises et il n'arrive plus à donner satisfaction à tous, alors il craque. 
Le Grand Schtroumpf, toujours aussi sage, lui conseille de se mettre au vert et c'est ainsi que notre schtroumpf bricoleur en viendra à prendre des vacances à la montagne au bord d'un lac, à se construire une résidence de vacances et, pourquoi pas, une station balnéaire pour tous les petits schtroumpfs.

Mon opinion :

Qui n'aime pas les schtroumpfs?.....Personne, à mon avis. 
C'est pour cette raison que lire une BD des schtroumpfs est un excellent choix : on ne peut pas s'ennuyer, on ne peut pas s'empêcher de sourire, de rire...ou alors il faut vraiment être de la famille du schtroumpf grognon. 

D'autre part le sujet traite des vacances, des villages de vacances, des centres balnéaires surpeuplés, et même si on n'a jamais fréquenté ce genre d'endroits, on en connait le principe grâce à certaines comédies célèbres, et franchement, c'est drôle. 

Allez, je ne résiste pas :


mercredi 1 août 2018

Les Pouvoirs perdus, tome 2: La Faille entre les mondes - Marion Zimmer Bradley

La suite de Glenravenne



Résumé :

Kate est une jeune femme paisible qui a un petit magasin d'artisanat et qui vit seule. Mais ce soir, sa route croise celle de trois escogriffes bien décidés à la malmener et à lui faire payer ses choix religieux. En effet Kate a rejeté la foi chrétienne et est devenue une adepte de la magie. Elle parvient à échapper à ses agresseurs mais c'est pour découvrir en rentrant chez elle qu'on a tué son cheval. 
Alors qu'elle tente de se remettre du choc, elle découvre sur sa table de nuit un curieux livre qu'elle ne se souvient pas avoir acheté: le guide Fodor. Un guide de voyage qui parle d'un pays qui n'existe pas: Glenravenne. 
Et comme si cela ne suffisait pas, et alors que Kate avait quitté sa chambre pour obéir aux instructions du livre, elle voit un vortex s'ouvrir dans son jardin, quatre curieux personnages en sortir précipitamment, immédiatement suivis d'une créature tout droit surgie des enfers. 
Evidemment, ce n'est que le début de ses ennuis....


Mon opinion :

J'ai bien aimé cette histoire, finalement. 
En fait je ne suis pas fan des séries, ni des suites, ce qui revient au même. Je trouve que le premier roman d'une série a un avantage, celui de l'originalité. Il est celui qui nous fait découvrir un monde et les tomes suivants perdent ainsi cet effet de surprise. C'est un peu le cas avec l'histoire de Kate. On s'attend un peu à ce qui va arriver car l'auteur a repris les même schéma : une humaine apparemment dépourvue de pouvoirs magiques qui croise la route de personnages venus d'une autre dimension et qui est recrutée pour sauver le monde, pardon, les deux mondes. 
Alors vous aurez le même cocktail : pouvoirs magiques, batailles, morts, amour, suspense et happy end ... pour certains. De la fantasy, quoi. 
Mais ce tome 2 m'a quand même bien divertie, et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.
Ah ! Un conseil : lisez le tome 1 avant , faute de quoi, vous pataugerez un peu.